Le mythe freudien d'une humanité qui naîtrait perverse, directement inspiré par l'Ancien Testament, est démenti par Lloyd de Mause et par Olivier Maurel :

    Un court extrait des fondements de la psychohistoire de Lloyd de Mause. Dans ce livre, de Mause établit un lien entre la violence des peuples et la maltraitance que leurs membres ont subie durant leur enfance.

Dans cet extrait, de Mause n'aborde cependant pas le caractère pervers ou non de la nature humaine, mais s'exprime à propos de la théorie de Philippe Ariès sur l'enfance, fort différente de la sienne.

    Oui la nature humaine est bonne, d'Olivier Maurel

Ces deux auteurs montrent, tout comme Alice Miller, que la violence et la malveillance sont des conséquences de la maltraitance infantile, et pas d'une soi-disant nature perverse de l'humanité.

Bien traité lui-même, un être humain est bienveillant envers ses semblables. Dave Grossman arrive à une conclusion très proche en constatant les puissants mécanismes psychologiques qui s'opposent à tout attentat à la vie d'un congénère, mécanismes que les instructeurs militaires ont tant de difficultés à surmonter, et qu'ils ne surmontent qu'au prix de traumatismes souvent indélébiles.