Ces traductions ne sont que des documents de travail que j'ai utilisés pour la rédaction de mon livre. Il s'agit de textes introuvables en français dont je présente ici de petits extraits sommairement traduits.
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Werner Greve
Jeanette Roos
Der Untergang des Ödipuskomplexes
Verlag Hans Huber, Bern, 1996
Le déclin du complexe d’Œdipe
Arguments contre un mythe
Sommaire
L’essor du complexe d’Œdipe : carrière d’un mythe
Objectif de l’étude
Plan de l’étude
L’hypothèse classique : le complexe d’Œdipe par Sigmund Freud
Le complexe d’Œdipe simple
Différenciation 1 : le complexe d’Œdipe complet
Différenciation 2 : les complexes d’Œdipe masculin et féminin
Problèmes de datation : la localisation temporelle du complexe d’Œdipe
Critiques internes et externes : objections théoriques et perspectives alternatives
Variantes des accents ( ? ? ?) de la théorie initiale du développement
La prise en considération manquante des aspects sociaux
La signification des interactions préœdipales et des développements
L’origine du tabou de l’inceste : dynamique psychique ou nécessité biologique
Différenciation sexuelle : alternatives théoriques
Œdipe : encore central après tant d’années 46
Objections à l’interprétation œdipienne : incompréhension et mauvaise interprétation d’une figure littéraire tragique 48
Digression : la tragédie du roi Œdipe 48
Objections scientifiques théoriques et problèmes de principe : testabilité empirique 67
Les dogmes supportent-ils les faits ? La vérification empirique du complexe d’Œdipe 76
Preuves cliniques et casuistiques 79
Analyses systématiques empiriques 89
Méthodologie de l’enquête 97
Observation sur les enfants 99
Observations sur les parents 102
Résultats empiriques 105
Participants à l’enquête et organisation 106
Les observations sur les enfants 106
Digression : analyse prédictive
Les observations sur les parents 121
La recherche d’indicateurs psychologiques : attribution des rôles, position dans la fratrie, développement cognitif 127
Discussion : objections méthodologiques et théoriques 132
Objections du point de vue psychanalytique : méthodes et hypothèses 136
Objections du point de vue de la méthode : impartialité du test 139
Objections à la méthode d’analyse : le problème des fautes b 141
Le déclin du complexe d’Œdipe : les adieux à un dogme
Questions ouvertes : jusqu’où va la critique
Que reste-t-il ?
Bibliographie
Appendice
Notes d’Elke
p. 13 La théorie classique du développement - et du complexe d’Œdipe dans la phase dite préphallique est un des morceaux de choix - et sujet d’études préféré de la formation professorale en psychologie.
p. 14 Le complexe d’Œdipe reste une explication sérieuse, actuelle et pas dépassée des comportements déviants ou criminels.
Pour Freud le complexe d’Œdipe est le nœud central des névroses.
p. 15 Événement central du développement humain normal à aucun moment mis en doute. À la base, fondamental.
p. 17 Note 5 Questionnement sur la réussite de la psychanalyse basée sur des erreurs logiques (Allers, 1922, S. 42)
p. 18 Indeed, among all the reservation…to criticism and attack (Shelleff, 1976, p. 14)
p. 20 Déjà Fromm en 1949, p. 357 [Voir Fromm Grandeur et limites de la pensée freudienne, 1980, p. 51 à 66 ; Richard Webster Le Freud inconnu p. 294 qui cite La mission de Freud (1959)]
Citation
Note 8 Déclin du complexe d’Œdipe (titre de ce livre)
P. 28 Critique de la formulation phallocentrique du couple et Œdipe.
p. 36 Les aspects sociaux n’ont pas été pris en considération. Influences socio-culturelles : conditions familiales (constellation des frères et sœurs, plusieurs figures de parents, familles monoparentales.)
p. 37 La théorie à la base. Changement social du rôle du père.
p. 46 Demande plutôt une modification de la théorie
p. 51 Note 31 tragédie elle-même
p. 56 Note 41
p. 67 ? ? Karl Popper ? ?
p. 67/68 Citation de ? ?
p. 77 Citation de Emde
p. 89
Recherches systématiques empiriques
Nous avons déjà indiqué en introduction que depuis la première publication de l’idée fondamentale, relativement peu d’études empiriques ont été effectuées sur ce thème. Si on laisse de côté les études de cas cliniques examinées dans la section précédente, relativement nombreuses, il devient alors difficile de trouver des recherches réellement spécialisées. Ainsi, rares sont les publications qui mettent en perspective les découvertes les plus importantes (voir dans une certaine mesure Greenberg et Fisher 1977 chapitre 4 ; Kiner 1978 p. 1220 et suivantes ; Kline 1972). Une recherche approfondie révèlerait encore quelques travaux, en tous cas davantage que ceux que Sears soumet à un examen critique dans son étude de 1943. Maint travaux critiques ne peuvent échapper complètement à la critique de ne pas avoir recherché suffisamment sérieusement des preuves empiriques solides du complexe d’Œdipe ; par exemple l’étude par ailleurs fondamentale de Bichof 1985 n’examine que très peu de travaux et ne s’appuie explicitement (p. 598) que sur la compilation de Sears.
Il doit être parfaitement clair qu’il est par ailleurs difficile de surestimer le fait que la plupart des études existantes apparaissent attaquables. Ainsi beaucoup d’études empiriques utilisent des indicateurs qui s’appuient déjà sur la validité des hypothèses psychanalytiques. La recherche de Hall (1963, 1979) dont l’intention exprimée est d’être un " test la validité du complexe d’Œdipe " (1979, p. 142), en constitue un exemple. À la base de son étude du matériel contenu dans les rêves de plus de 1900 patients au total (en partie une étude de séries de rêves) il y a trois hypothèses essentielles : 1 Les rêves déclarés (c’est à dire dont on s’est souvenu et qu’on a restitués oralement) contiennent (ou : sont) des indications sur les processus psychiques (psychodynamiques inconscients), 2 Le rêve concernant des hommes étrangers à la famille est une indication sur la vie antérieure du père en tant qu’étranger (dans la relation perturbatrice mère enfants), 3 Les expériences de la petite enfance réapparaissent aussi plus tard dans les rêves (ici : par des perturbations par des étrangers). Ce n’est qu’à la faveur de la validité de ces suppositions que les données de cet auteur pourraient avoir une valeur de preuve potentielle de l’hypothèse. En fait il ne s’est trouvé sur ce point – contrairement à sa propre interprétation – aucune voie vers un indice convaincant. C’est par exemple ainsi qu’il voit confirmées dans l’ensemble ses hypothèses sur la prévalence d’étrangers mâles (ou des rencontres agressives avec eux) et le partage entre rêveurs masculins et féminins (voir aussi la discussion là-dessus par Kline 1972 p. 113 et suivantes). Cependant il s’avère dans le groupe le plus jeune (enfants entre 2 et 12 ans, pas de données plus précises) qu’aussi bien les garçons que les filles rêvaient davantage d’étrangers mâles (en tous cas la différence n’était statistiquement significative que pour les garçons ; Hall 1963 p. 339). Aussi pour l’énorme majorité des analyses suivantes il s’avère que les
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différences ou les comportements postulés ne sont pas significatifs pour ce groupe d’âge. Mais même si on laisse ce point de côté, sa conclusion est inacceptable : " Ceci conduit à la conclusion que l’étranger dans les rêves restitue souvent la représentation du père comme étranger hostile pour le petit enfant " (1963 p. 345/1979 p. 152). Visiblement la conclusion est ici identique à l’hypothèse (voir par exemple sa formulation 1979 p. 142).
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Méthodologie de l’enquête
À partir de là, il ne subsiste aucune raison de renoncer à découvrir par les moyens empiriques dont nous disposons actuellement quelque chose sur la validité de la théorie du complexe d’Œdipe. L’examen des divers aspects et facettes, des objection, des réponses, des critiques et des réponses aux critiques a montré avant tout la nécessité de tenir compte de beaucoup d’éléments si l’on ne veut pas manquer aux règles d’honnêteté ni favoriser l’un ou l’autre parti.
Les moyens par lesquels une preuve déductive (et pour cela la plupart du temps statistique) peut se rendre effectivement pertinente ou peut même être la seule scientifiquement valable ont souvent été débattus (voir pour un exemple récent Mertens 1994 p. 80 et suivantes). Et en fait un examen empirique soigneux d’une théorie doit considérer aussi ses restrictions par rapport à des méthodes données de test de la théorie. Ces restrictions doivent alors être exprimées à vrai dire non pas de façon globales et indifférenciées de leur côté mais doivent être fondées et prouvées dans un cas individuel.
Ceci signifie concrètement qu’au moins quelques-unes des objections nommées contre les recherches présentes de critique psychanalytiques doivent être considérées, lorsque les recherches empiriques sont poursuivies dans une intention critique. Le résultat (possible) qu’un effet produit par la théorie psychanalytique ne se produise pas ne peut naturellement pas convaincre les partisans de cette théorie si à leurs objections a déjà été apportée une solution à longue portée au début de la recherche ; ceci concerne surtout l’adéquation des stratégies de collecte des données(1). Par suite, une recherche empirique sur les aspects de la théorie psychanalytique (et de quelques-unes de ses variantes) dans une intention sceptique a à combattre dès l’abord différentes difficultés fondamentales.
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Il faut d’abord prendre en compte la perspective psychanalytique elle-même à au moins deux égards. À l’un appartient l’honnêteté intellectuelle de représenter l’approche suivie aussi honnêtement que possible (et en outre aussi " forte " que possible) et de poser les bases de la recherche. Il s’agit ensuite de la formulation théorique qui doit par suite être aussi " libérale " que possible pour que la réfutation ne devienne pas un résultat artificiel sur la base d’hypothèses restrictives ou formulées de façon rigide. Mais ceci concerne avant tout les méthodes de recherche utilisées qui doivent prendre en compte autant que possible les hypothèses concevables (ou déjà proposées contre des approches existantes). (Les hypothèses qui ne sont pas considérées dans la recherche elle-même doivent être explicitement discutées et renforcées [considérées comme admises].) Et ceci ne concerne pas finalement les personnes interrogées en fait les hypothèses psychanalytiques sont universellement connues mais ont été engendrées et prouvées dans un milieu culturel et social relativement particulier. À côté de cela il appartient au standard de la théorie scientifique de donner aux hypothèses dont on met en doute la validité toutes les chances de vérification (les objections qui avaient pu être élevées en ce sens contre l’étude présente seront discutée en détails au chapitre 9.)
On va brièvement indiquer les hypothèses empiriques formulées par Kline (1972 p. 97) qui peuvent d’après lui être déduites de la théorie du complexe d’Œdipe. Il mentionne entre autres les hypothèses suivantes susceptibles d’être testées :
I Les garçons dans leur phase phallique montrent un amour ouvert envers la mère, amour qui plus tard sera réprimé.
II Les filles montrent la tendance correspondante envers le père (éventuellement moins fortement réprimée.)
III Les garçons dans cette phase sont hostiles à leur père.
IV Les filles sont hostiles à leur mère.
Aussi dans les synopsis de Mullahy (1948) sont formulées clairement des hypothèses de ce genre : " La présence du père est perturbatrice. Quand celui-ci montre de la tendresse envers la mère du petit garçon, le petit garçon est irrité, et il exprime de la satisfaction quand le père est parti ou en voyage. Fréquemment, le garçon exprime des sentiments par des mots et par la promesse d’épouser sa mère " (p. 25)
Pour répondre à l’objection de Kline (1971) ou de Friedman (1952) qui est approximativement que les expressions directes des enfants sont non seulement non fiables et systématiquement biaisées mais aussi incapables par principe de permettre la connaissance de tendances ou d’émotions inconscientes, on a choisi pour la présente étude une approche multiméthode différenciée. En particulier on a renoncé presque totalement à un
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questionnement direct sur les tendances émotionnelles.
7.1 Mesures centrées sur les enfants
Au centre de la recherche se trouvent les préférences émotionnelles des enfants. Pour cela trois expériences semi projectives ou projectives ont été développées ou adaptées :
1 L’interprétation de dessins (neutres par rapport au genre).
2 L’attribution de visages à mimiques émotionnelles aux parents ou à soi même.
3 Le coloriage de figures de parents ou d’enfants avec une appréciation ultérieure des couleurs.
Dessins
Aux enfants qui prirent part à la recherche ont été présentés différents dessins (Figure 2). Les figures que les enfants devaient nommer et commenter sont énumérées dans ce qui suit avec l’instruction correspondante dans l’ordre de leur présentation.
Dessin 1 : " Diagnostic " (Figure 2 en haut)
Instructions : " Représentes-toi que tu es la petite figure ici à droite sur la feuille. Qui des deux grandes figures est ton père et qui ta mère ? "
La réponse de l’enfant a été conservée à travers des transparents préparés d’avance dans lesquels les figures étaient " habillées " de la façon typique de leur sexe dans lequel une feuille passante était placée sur le dessin et cette feuille restait en place pour les questions suivantes.
Dessins 2 : " Comportement " (Figure 2 milieu)
Instructions : " Tu es ici au milieu de la feuille. Dans quelle direction veux-tu aller ? Vers Maman ou vers Papa ? "
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Figure 2 : Configurations des dessins (explications dans le texte)
Dessins 3 : " Comportement des parents " (Figure 2 en haut)
Instructions : " La petite figure c’est de nouveau toi, juste à côté se tient Maman (Papa). Maintenant Papa (Maman) se déplace. Est-ce qu’il s’approche de toi ou est-ce qu’il s’éloigne de toi ?
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Dessins 4a : " Approche : acte " (Figure 2 en bas)
Instructions : " La figure de gauche, Maman (Papa) se déplace alors vers toi et vers Papa (Maman) Que fait-elle (il) ? Que pourrait-elle (il) faire ? "
Dessins 4b : " Complément à 4a : évaluation "
Instructions : " Comment tu trouves ça ? "
Dessins 5 : " Jugement " (Figure 2 en bas)
Instruction : " La figure se déplace vers toi et vers Papa (Maman). Et pourrait être avec vous. Comment est-ce pour toi ? Qu’est ce que ça te fait ? (2)
Expressions des émotions
En annexe aux dessins on a présenté encore une fois aux enfants le dessin 2. On leur a alors présenté trois feuilles identiques contenant chacune quatre visages avec différentes expressions d’émotions (" amicale ", " neutre ", " triste ", courroucé " ; voir la figure 3) avec l’instruction d’assigner à chaque dessin un visage avec la possibilité de choix multiples (chaque visage était présenté trois fois).
Figure 3 :Expression des émotions
Préférences de couleurs
Pour terminer, on a montré aux enfants les dessins avec une légère modification. Deux grandes figures et une petite (ordonnées comme sur le dessin 2) étaient cette fois ci présentés avec des contours de vêtements significatifs (partie supérieure presque identique [aucune marque de sexe visible], partie inférieure : le père : un pantalon, la mère : une robe, l’enfant : un caleçon.)
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Suivant une suggestion de McElroy (1950) on a demandé à l’enfant de colorier ses figures (" papa, maman et toi ") avec cinq crayons de couleurs mis à sa disposition (jaune, vert, bleu, orange, brun) (pas d’autres directives) (3). En annexe de cela on demandait aux enfants de classer les cinq crayons de couleurs dans l’ordre des couleurs préférées.(4)
Pour l’exploitation des résultats on a construit un index de couleurs simple. Chaque couleur possédait suivant le rang qui lui avait été donné individuellement une valeur de couleur (cinq = première place, un= dernière place) ; dans le cas où plusieurs couleur avaient été utilisées pour l’une ou l’autre des parties supérieure et inférieure du corps, les valeurs de couleurs étaient additionnées et divisées par le nombre de couleurs utilisées. Pour chaque personne (le père, la mère, l’enfant on faisait la somme des valeurs de couleurs pour les parties supérieures et inférieure du corps. La différence (mère moins père) est un indicateur pour la préférence émotionnelle de l’enfant : est-ce la mère (valeur positive de la différence) ou le père (valeur négative) qui a été dessiné avec mes couleurs favorites.
7.2 Mesures centrées sur les parents
Pour compléter ces mesures centrées sur l’enfant, on a demandé aux deux parents de chaque enfant étudié de remplir par écrit un questionnaire. Il ne s’agissait pas là essentiellement du rapport des parents à l’enfant (voir au sujet de cet aspect la représentation compilée par Griffith 1987 p. 14 et suivantes). De nombreuses fois l’appréciations du comportement de l’enfant demandée aux parents devait former un indicateur pour le comportement effectif de l’enfant (des objections possibles pour des déformations projectives ou autres lors de ces appréciations par les parents concernés par ce comportement seront discutées au chapitre 9).
Appréciation du comportement. Le comportement de l’enfant au vu des deux parents a été demandé à chaque parent seul. Ainsi ont dû être appréciés en tout 21 comportements concrets de l’enfant (par exemple prendre par le bras, marcher, bouder, faire un câlin, etc. ; questionnaire, voir annexe) sur une échelle à cinq degrés de type Likert (" combien de fois votre enfant dans les cinq derniers jours vous a-t-il… ? " ; 1 : " jamais ", 2 : " rarement ", 3 : " à l’occasion ", 4 : " fréquemment ", 5 : " continuellement "). De la même manière a été demandé pour 11 comportements concrets le comportement des parents envers l’enfant
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(" Combien de fois dans les sept derniers jours avez-vous… ? ") (Questionnaire en annexe). (5)
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1 Le prix à payer pour cela est à vrai dire que dans le cas où l’effet à lieu les représentants de l’opposition peuvent réexaminer la survenue de cet effet par des méthodes satisfaisantes et le reconnaître ainsi comme artificiel. Si la méthode de recherche de la psychanalyse est très arrangeante on peut à partir de ces résultats obtenir à vrai dire dans le cas critique une objection de poids et cependant dans le cas de la confirmation aucun argument. 2 Suivant le cas étaient posées ici différentes questions au choix : a Est-ce que tu te réjouis parce que c’est beau de faire quelque chose à trois ? b Est-ce que tu es fâché(e) parce que tu préférais rester seul avec Maman (Papa) c Es-tu angoissé parce que tu penses que Maman (Papa) te prends ton Papa (Maman) d As-tu le sentiment que tu es mal à l’aide parce que Papa et Maman préfèreraient être seuls ? e Est-ce que tu as peur que Maman (Papa) soit fâché que tu ais été seul avec Papa (Maman) et que Papa (Maman) a emmené Maman (Papa) ? 3 Instructions : " Pour terminer tu peux colorier parce que tu nous a si gentiment aidés. Nous avons préparé ici pour toi une feuille avec trois figures (la mère, le père, l’enfant – toi et tes parents) que tu peux colorier avec ces cinq crayons comme tu en as envie. " 4 Dans le cas où l’instruction était trop difficile on demandait les préférences de couleurs de façon séquentielle : lequel de ces crayons est le plus joli ? Maintenant on en encore quatre, lequel est maintenant les plus joli ? (etc.) 5 Cette expérience prend à première vue un risque de déformation encore plus élevé (par des souvenirs tendancieux en parti pris) que l’appréciation de comportement demandé quotidiennement (par téléphone) que Watson et Getz (1990 p. 34) mettent à la base de leur recherche. Pourtant cette déformation pouvait influencer lourdement les relations entre cette mesure et les autres variables, en quelques sortes, on pouvait supposer ici une relation systématique entre la manière et l’expression de ces déformations d’un côté et la question à étudier ici de l’autre. Ceci est cependant peu vraisemblable car il peut s’agir ici seulement de déformations exclusivement par les parents et est en tous cas exclu par la théorie classique de toutes façons. Les valeurs obtenues pouvaient aussi de toutes façons dans l’expérience de Watson et Gates ne pas être prises comme valeurs nominales, car des erreurs de perception sont déjà à supposer lors de l’enregistrement. Certes on ne pourra pas exclure une différence systématique entre les perceptions correspondantes de mères et des pères, mais premièrement il s’agit ici avant tout des modifications de ces perceptions en fonction de l’âges des enfants et deuxièmement il est plus probable qu’ici grâce à une recherche séparée des perceptions correspondantes il n’y ait aucune influence systématique.